Observatoire de la mobilité 2014 : des résultats et de précieux enseignements

Mardi 28 Octobre 2014

Combien de Français utilisent les transports publics du quotidien ? Quelles sont leurs habitudes et la crise les a-t-elle impactées ? Que pensent-ils du service proposé ? Quelles sont leurs attentes ? Les réponses à toutes ces questions sont présentées dans Observatoire de mobilité 2014, dévoilé le 28 octobre 2014.

En 2008, l’UTP a mis en place un Observatoire de la mobilité, centré sur les non-utilisateurs comme sur les utilisateurs des transports publics urbains. Cette année, l’UTP a souhaité le focaliser sur les seuls utilisateurs, en intégrant tous les modes de déplacement du quotidien, y compris les trains régionaux. Ce 4ème Observatoire de la mobilité permet de chiffrer le nombre de Français qui prennent régulièrement les transports collectifs, d’identifier leurs habitudes, les impacts de la crise sur leurs déplacements, les raisons pour lesquelles ils utilisent les transports publics et celles qui les motiveraient à les emprunter davantage.

Les indicateurs de l’Observatoire sont issus d’une enquête réalisée par l’IFOP du 8 au 15 septembre 2014. L’Institut de sondage a contacté un échantillon de 2119 personnes âgées de 18 ans et plus pour obtenir 1003 utilisateurs des transports publics du quotidien (bus, tramway, métro, RER et TER).

50 % des Français utilisent régulièrement les transports publics

Un Français sur deux utilise régulièrement les transports publics : bus, métro, tramway, RER et TER. Les utilisateurs les plus réguliers sont les Franciliens : 76 % contre 44 % pour les provinciaux ; les habitants des grandes agglomérations (100 000 habitants et plus) : 70% contre 27 % pour les agglomérations de moins de 100 000 habitants ; les jeunes (18-34 ans) : 65 % contre 44 % pour les 35 ans et plus ; les cadres : 66 % contre 46 % pour les employés, 41 % pour les artisans et 38 % pour les ouvriers ; les CSP+ : 61 % contre 47 % pour les CSP-.

Les deux tiers des Français qui se déplacent en transport public utilisent, en plus, la voiture ou le vélo. Les trois quarts possèdent une voiture, 39 % l’utilisent au moins deux fois par semaine et 43 % presque tous les jours.

Parmi les utilisateurs réguliers des transports collectifs, 69 % se déplacent en bus et 47 % en métro. Ces deux modes sont les plus empruntés avant le tramway (39 %), le RER (24 %) et le TER (23 %). Parmi les utilisateurs fréquents des transports collectifs (2), 63 % se déplacent en RER, 62 % en métro, 60 % en bus, 52 % en tramway et 40 % en TER.

En moyenne, les voyageurs utilisent deux modes de transports collectifs pour se déplacer.

Ces résultats montrent clairement la rationalité des voyageurs. Ils savent que chaque mode a sa zone de pertinence. Au quotidien, ils pratiquent donc :

- l’intermodalité, qui consiste à prendre successivement plusieurs modes de transport au cours d'un même déplacement : bus + tramway + train, par exemple ;

- la multi-modalité, qui consiste à utiliser plusieurs modes de transport dans les déplacements habituels : bus le lundi, voiture le mardi, vélo le jeudi, par exemple ;

- la pluri-modalité, qui consiste à arbitrer entre plusieurs modes de transport disponibles sur un même parcours, bus à l’aller et tram au retour, par exemple.

Aujourd’hui, chaque mode a son domaine de légitimité : la voiture individuelle, la voiture partagée, le vélo, et la marche à pied.

 

Les loisirs : premier motif de déplacement en transport public

Près de 90 % des sondés utilisent les transports collectifs pour se rendre sur leurs lieux de loisirs, faire leurs achats et aller dans les établissements administratifs ou de santé. Ainsi, 86% prennent les transports collectifs pour rendre visite à leur famille/amis et aller sur leurs loisirs et 85 % pour faire leurs achats et aller dans les lieux administratifs et de santé.

66 % des sondés utilisent les transports publics pour rejoindre leur lieu de travail ou d’études. Le déplacement domicile-travail n’est pas le premier motif d’utilisation du transport public. Ce chiffre n’est pas surprenant puisque la part des actifs dans les utilisateurs des transports publics urbains oscille aujourd’hui entre 15 % et 40 % selon les réseaux. Ce phénomène s’explique par plusieurs raisons. Pour des motifs économiques, notamment la hausse des prix de l’immobilier en ville, et parce qu’ils aspirent à un autre style de vie (posséder une maison, disposer d'espaces verts à proximité…), les Français se sont progressivement de plus en plus loin éloignés des centres urbains. Aujourd’hui, 58 % des Français et 74, 5 % des Franciliens travaillent hors de leur commune de résidence.

Les trajets domicile-travail constituent un enjeu essentiel pour la société française. Ils représentent 20 % des déplacements quotidiens des Français.
Chaque jour, près de 25 millions d’actifs quittent leur domicile pour rejoindre leur lieu de travail. Parmi eux, 18 millions effectuent ce trajet en voiture alors plus de moitié, principalement dans les zones urbaines, pourraient ne pas l’utiliser. Très souvent, des réseaux de transport publics se trouvent à proximité de leur habitation et desservent leur entreprise. En effet, de 2003 à 2013, les périmètres de transport urbain se sont agrandis à de nouvelles communes, à un rythme accéléré et continu. La surface desservie a augmenté de près de 48 %, passant de 26 625 km² en 2003 à 36 410  km² en 2013.

En France, 40 % des trajets quotidiens parcourus en voiture font moins de 2 km. L’utilisation individuelle de la voiture pour se rendre au travail a des impacts négatifs en termes de santé, de sécurité et de coûts tant pour les salariés que pour les employeurs.

Le coût moyen annuel des trajets entre le domicile et le travail s’élève à 3, 4 % du salaire net. La location d’une place de stationnement en surface pour les salariés coûte en moyenne 900 euros par an. La création d’une place de parking en surface représente, hors foncier, un investissement minimum de 1500 à 2500 euros pour l’entreprise.

Concernant la santé et la sécurité, les conséquences sont lourdes : près de 16 % des accidents de la route mortels touchent des conducteurs qui se rendent sur leur lieu de travail ou qui effectuent une mission professionnelle. Près des deux tiers des accidents mortels du travail sont des accidents de la circulation. La durée moyenne d’un arrêt de travail pour un accident lié à la circulation automobile est de deux mois.
Les loisirs sont devenus le motif N°1 de déplacement en transport public et c’est assez logique. Au cours de la dernière décennie, les modes de vie ont, en effet, sensiblement évolué en France. Tout mode de transport confondu, y compris la voiture, dans plus de 50 % des cas, les Français se déplacent pour une autre raison que pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études. Ils consacrent plus de temps que par le passé à se distraire et à créer du lien. Pour coller aux attentes et aux besoins correspondant à cette évolution des modes de vie, les réseaux de transports publics ont développé leur offre en proposant des horaires élargis en soirée et le week-end.

Au cours des dix dernières années, l’offre de transport a augmenté de 30 %. De 2003 à 2013, elle est en effet passée de 548 000 à 710 000 km, soit 162 000 km supplémentaires sur la décennie. Selon une étude centrée sur les trajets-loisirs pour 80 % des Français, les transports publics présentent de réels atouts pour se rendre sur leurs lieux de loisirs. Les deux premiers avantages des transports collectifs sont le prix et la rapidité : deux critères cités respectivement par 47 % et 35 % des Français. Parmi les autres atouts, les Français mentionnent le respect de l’environnement et la moindre fatigue.

Pour les trajets loisirs, les principaux points forts sont la fréquence de passage (pour 47 % d’entre eux) et le titre unique pour tous les modes (42 %). Les voies réservées aux transports publics, la bonne desserte des lieux de loisirs et l’amplitude horaire sont également cités respectivement par 38 %, 36 % et 35 % des Français.

 

La crise a impacté les habitudes des utilisateurs de transports publics 

Avec la crise économique, 53 % des sondés ont maintenu leurs déplacements en ville en général et 41 % les ont réduits. C’est le cas notamment dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants (52 %), chez les ruraux (48 %) et chez les utilisateurs âgés de 35 ans et plus (46 %). 11 % des personnes interrogées ont diminué leurs déplacements en transports publics en ville. 47 % ont réduit leurs déplacements en ville en voiture.

Les utilisateurs de moyens de transports plus économiques et/ou plus écologiques ont augmenté leurs déplacements en ville avec ces modes. Le covoiturage : 57 % de ces utilisateurs ont augmenté leurs déplacements (10 % les ont diminués). La marche à pied : 54 % de ces utilisateurs ont augmenté leurs déplacements (3 % les ont diminués). Le vélo : 44 % de ces utilisateurs ont augmenté leurs déplacements (9 % les ont diminués).Le vélo en libre-service : 40 % de ces utilisateurs ont augmenté leurs déplacements (15 % les ont diminués). L’auto-partage en libre-service: 39 % de ces utilisateurs ont augmenté leurs déplacements (15 % les ont diminués). Les deux roues motorisées : 37 % de ces utilisateurs ont augmenté leurs déplacements (16 % les ont diminués).

Les résultats de l’Observatoire de la mobilité 2014 montrent que les modes de déplacements alternatifs à la voiture en solo connaissent un essor important. Avec les technologies de l’information et de la communication, le voyageur construit lui-même son parcours intermodal. Il les utilise pour préparer et optimiser son déplacement.

Concernant les prix, la moitié des voyageurs estiment que le coût d’un trajet quotidien en transports publics a moins augmenté au cours des dix dernières années que celui de la voiture individuelle. Pour autant, 37 % ont le sentiment inverse. Parmi les arguments qui les inciteraient à utiliser les transports publics : la difficulté à circuler (pour 35 %), la hausse du prix du carburant (pour 26 %), la volonté de faire baisser la pollution et de contribuer à la protection de l’environnement (16 %) et la hausse du prix du stationnement (11 %).

Les Français ont du mal à évaluer le coût réel des déplacements du quotidien en voiture individuelle. Pourtant, la part du budget transport des ménages consacrée à la voiture reste largement supérieure à celle du transport public : plus de 80% comparé aux 5,5 % consacrés aux transports publics et taxis. Globalement, les Français ont tendance à penser que le coût d’une voiture se limite au plein de carburant et à l’achat. Pourtant, il convient de prendre en compte le prix de l’assurance automobile, les frais de révisions et d’entretien du véhicule, de parking et de stationnement. Tout compris, le budget annuel moyen de l’automobiliste s’élève à 4350 euros.

 

Les voyageurs sont les premiers ambassadeurs des transports publics 

Les voyageurs ont perçu les efforts en termes de qualité de services et de sécurité des matériels. Pour 60 % des utilisateurs, la qualité de service et pour 56 % la sécurité des matériels et des équipements se sont améliorés au cours des cinq dernières années. 37 % citent la sûreté et 29 % la tarification.

Les voyageurs apprécient et reconnaissent les efforts consentis et les investissements déployés par les réseaux de transport pour améliorer l’offre tant au plan de la quantité que de la qualité.

Au cours de la dernière décennie, l’offre a progressé de 30 %. La population desservie a augmenté de plus de deux millions. Le nombre d’habitants ayant accès à un réseau de transport urbain est passé de 19,7millions en 2003 à 21,8 millions d’habitants en 2013, dont 70 % en province, soit une progression de près de 11 %. Chaque année, depuis dix ans, entre 200 000 et 400 000 Français sont « raccordés » à un réseau de transport public urbain.

Pour répondre au niveau de qualité de service attendu par les voyageurs, la majorité des réseaux de transport public ont mis en place des démarches « qualité ».

Aujourd’hui, 82 % des réseaux disposent d’une démarche qualité, et dans 40 % des cas, elle fait partie du contrat liant l’opérateur et son Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM). Depuis 2004, les réseaux de transports publics ont considérablement renouvelé leur parc d’autobus. De fait, l’âge moyen du parc, qui était proche de 9 ans en 2004, a sensiblement rajeuni et s’élève en moyenne à 7,9 ans.

En matière d’accessibilité, les réseaux de transport ont progressé de manière notable. Les annonces visuelles et sonores des arrêts existent aujourd’hui respectivement dans 80 % et 75 % des bus (contre 46 % en 2006 pour les premières et 20 % en 2004 pour les secondes).
Pour permettre aux personnes à mobilité réduite d’accéder aux bus, plus de huit véhicules sur dix sont équipés de palettes (contre 24 % en 2004) et près des trois quarts sont dotés d’espaces destinés aux fauteuils roulants (contre 26 % en 2004).

Pour faciliter l’accès au véhicule, la quasi-totalité des bus (91 %) dispose de plancher bas (contre 50 % en 2004) et près des trois quarts sont dotés de système d’agenouillement, dispositif qui met le plancher du bus à la hauteur du trottoir.

Pourquoi les voyageurs recommandent-ils les transports publics ?

S’ils choisissent les transports publics, c’est d’abord pour leur praticité : plus de la moitié des utilisateurs (53 %) expliquent que ces modes de déplacement leur évitent notamment de perdre du temps dans les embouteillages et/ou à chercher une place de stationnement autorisé. Si 28 % disent de pas avoir d’autres choix pour se déplacer, 18 % prennent les transports publics parce qu’ils considèrent que c’est bénéfique à la protection de l’environnement. Les voyageurs sont les meilleurs ambassadeurs des transports publics : 82 % les recommandent autour d’eux. Ils conseillent à leur entourage de les utiliser parce qu’ils sont pratiques (38 %), économiques (28 %), contribuent à la protection de l’environnement (26 %) et parce qu’ils sont rapides (18 %).

Pour les Français, la praticité des transports publics ne fait aucun doute. Ils ne veulent pas perdre de temps dans la circulation automobile. En 2013, le temps supplémentaire passé dans les bouchons par rapport à un trafic fluide est de 35 % à Marseille, 27 % à Lyon, 26 % à Bordeaux et à Nice, 24 % à Montpellier et Toulouse, 23 % à Strasbourg et 20 % à Lille et à Nantes. Pour trouver une place autorisée, un conducteur perd 41 mn à Lyon quartier Presqu’île, 42 mn à Paris - quartier Saint Germain, 20 mn à Paris-quartier Commerce et 14 mn à Grenoble - quartier Vaucresson. La part des conducteurs stationnant sur des emplacements interdits atteints 62 % à Paris quartier Saint Germain, 28 % à Paris-quartier Commerce, 6 % à Lyon quartier Presqu’île et 1 % à Grenoble - quartier Vaucresson. Dans les centres urbains, entre 5 et 10 % de de la circulation engendrée par la recherche d’un stationnement est estimée. 50 % des parcs de stationnements publics ne sont rarement, voire jamais saturés, et ils accueillent moins d’un client horaire par place et par jour (hors client abonné au parc de stationnement).

Concernant la protection de l’environnement, les récents pics de pollution et leur répétition dans le temps amènent les Français à vouloir préserver la qualité de l’air.

Les émissions de dioxyde de carbone (CO2)/voyageur/km sont de 3,5 grammes pour les trams, RER et métro, de 112 grammes pour un deux roues, de 125 grammes pour un bus articulé, et de 185 grammes pour une voiture particulière. A Nice, par exemple, les émissions de CO2 proviennent à 38 % des voitures, à 15 % du transport de marchandises, à 20 % du transport aérien et à 0,4% seulement des transports publics. Il faut rappeler qu’un bus émet 40 fois moins de monoxyde de carbone qu’une voiture. La contribution des transports collectifs (métro, bus, cars et trains) à la pollution urbaine reste minime. Depuis 15 ans, les réseaux réalisent des efforts constants : 15 % des bus utilisaient une énergie propre en 2000, cette proportion atteint près de 80 % aujourd’hui.

 
Que veulent les utilisateurs de transports publics ?

La ponctualité, la fréquence et la sûreté sont les trois critères essentiels de qualité pour les utilisateurs des transports publics. C’est pourquoi ils les citent en premier.
Plus de la moitié (54 %) des voyageurs considèrent la ponctualité comme un critère essentiel pour un service de transport de qualité. Parmi les mesures les plus efficaces pour permettre aux bus de circuler plus rapidement, ils citent l’augmentation des voies réservées (30 %), la création de lignes express (24 %), la réduction de la circulation automobile (22 %), r la priorité aux feux tricolore (14 %) et la diminution du nombre d’arrêts, quitte à marcher un peu (8 %). Les réseaux de transports collectifs se sont considérablement améliorés en termes de ponctualité et de fréquence, notamment grâce à la création de transports en site propre ces dernières années. Ce n’est pas un hasard si, dans les réseaux de province, ces modes voient leur trafic augmenter dans les proportions les plus fortes de 2012 à 2013. Le nombre d’utilisateurs de ces modes a ainsi augmenté de + 3,4 % entre 2012 et 2013 alors que la moyenne tout type de modes a progressé de + 2,7 %.

L’amélioration de la vitesse de circulation des bus est un facteur important d’attractivité et de performance. En site propre, un bus roule à 22 km/h alors qu’il ne dépasse pas 17 km/h dans la circulation automobile. Certes, le bus en site propre implique un investissement, mais il permet d’économiser près de 120 000 euros par an en coût de fonctionnement.

En matière de sûreté, 8 voyageurs sur 10 citent la vidéo-protection et la présence humaine comme facteurs d’améliorations. Ensuite, ils évoquent la lutte contre la fraude (73 %) et la mendicité (62 %).
En matière de sûreté, les réseaux répondent déjà aux attentes des voyageurs qui souhaitent un renforcement de la présence humaine et des équipements de vidéo-protection. Au cours de la dernière décennie, la sûreté s’est, en effet, considérablement améliorée grâce aux importants investissements des réseaux de transport public urbain en matériels et en moyens humains. Le nombre d’agressions sur les voyageurs en 2013 est très faible.
De plus en plus de réseaux disposent aujourd’hui d’un service dédié spécifiquement à la lutte contre l’insécurité. C’est le cas dans près de 60 % des réseaux de transport public urbain de province ; une proportion qui a progressé de dix points en neuf ans.
En 2004, 3 % du total des personnels du transport travaillaient à la sûreté dans les réseaux. Aujourd’hui, cette part atteint 5 % des effectifs : près de 2 500 salariés y sont affectés. En 2013, le coût des emplois contribuant à la sûreté est évalué, pour les réseaux de province, à près de 126 millions d’euros, soit une hausse de plus de 9 % par rapport à 2012.
Entre 2008 et 2010, le nombre de formations au titre de la sûreté a quasiment quadruplé, puis a progressé de près de 35 % entre 2012 et 2013 (13 000 salariés formés).
Les salariés des entreprises des réseaux de transport public urbain ont suivi 113 000 heures de formation à la sûreté en 2013 contre 111 000 heures en 2012.

La vidéo-protection dans les véhicules de transport public urbain en province a connu un développement très important. Aujourd’hui, plus de 80 % des véhicules en sont équipés ; il y a 15 ans, c’était le cas de 13,7 % d’entre eux. 100 % des tramways et trolleybus en sont dotés. L’équipement des bus et des métros en système de vidéo-protection est en progression constante : il s’élève à 78,1 % pour les premiers et à 80,1 % pour les seconds.
La profession a la volonté de progresser encore davantage dans le domaine de la sûreté. Concernant la fraude, qui représenterait un manque à gagner de l’ordre de 500 millions d’euros par an, l’UTP travaille à ce que le nombre d’infractions minimum pour délit de fraude d’habitude soit réduit de dix à cinq infractions sur les 12 derniers mois.
Pour limiter la mendicité, l’UTP propose des mesures législatives pour permettre de mieux la « canaliser » lorsqu’elle perturbe la tranquillité des voyageurs.

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