TPMR : - en attendant des bus et des cars accessibles…
Les services de minibus se développent pour assurer le transport spécialisé des personnes à mobilité réduite et le transport à la demande, en complément de l’offre existante.
Avis d’expert : Anne Meyer, directrice du département « clientèles, exploitation et recherche » à l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP). « Le parc de véhicules à gabarit réduit est récent »
« Le parc de véhicules de transport public se caractérise par une grande diversité de gabarits. Cela s’explique par le fait que les collectivités locales souhaitent disposer d’un matériel le plus adéquat possible au service de transport. Si le minibus ne correspond qu’à 3% du parc global, il intéresse de plus en plus les réseaux de province : avec le Midibus, il représente en effet 17% des réseaux des agglomérations de moins de 100000 habitants et 12% de ceux des villes de 100000 à 250000 habitants. En conséquence, le parc de minibus et de bus à gabarit réduit est récent. Son âge moyen est passé de 6,8 ans à 5,8 ans entre 2000 et 2007. L’obligation d’offrir un service de véhicules accessibles aux personnes à mobilité réduite et le développement du transport à la demande, des navettes de centre-ville et des dessertes urbaines, expliquent le phénomène ».
(…) Chaîne de déplacements
La mise en accessibilité des réseaux urbains est bien avancée. Une récente étude de l'Union des Transports publics et ferroviaires (UTP) sur le parc des véhicules de transport public montre que, début 2008, 71% des autobus possédaient un plancher bas, 45% une palette rétractable, 27% un système d'agenouillement, 46% un espace pour usager en fauteuil roulant (UFR), 49% un système d'annonce visuelle et 46% un système d'annonce sonore.
Parallèlement, l'aménagement des stations, des cheminements et de la voirie est en cours de réalisation, afin qu'il n'y ait pas de rupture dans la chaîne des déplacements.
En ce qui concerne les réseaux interurbains, l'amélioration de la situation dépend, notamment, d'une nouvelle architecture des autocars. Avec leur habitacle en hauteur, au-dessus de la soute à bagages, et leur allée étroite, ceux-ci sont inaccessibles aux usagers en fauteuil roulant et difficile d'accès aux autres personnes à mobilité réduite. Les expériences menées en Suède, en Ile-de-France, en Alsace ou dans les Alpes-Maritimes montrent que la conception des véhicules doit être repensée : le nombre de fauteuils roulants admis doit être supérieur, le temps de manœuvre (accès et arrimage) réduit et la position face à la route et au même niveau que les autres usagers privilégiée.
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